18
Août

La syllogomanie : une maladie aux conséquences graves

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Syllogomanie

Pour déterminer la cause de ce problème, l'intervention d'un psychiatre est nécessaire. En effet, il existe plusieurs facteurs susceptibles de participer à l'apparition de la syllogomanie.

Victime d'un TOC, le syllogomane pourra avoir pour particularité de trier, ordonner et classer tous les objets qu'il accumule. A l'origine de la maladie, on trouve plus généralement des troubles anxieux et dépressifs.

Enfin, les troubles de la personnalité, la schizophrénie, l'hyperactivité ou le manque affectif sont autant d'autres soucis pouvant aboutir à un diagnostic de la syllogomanie. La syllogomanie, ou syndrome de Diogène, est une maladie psychologique entraînant une accumulation compulsive d'objets en tous genres.

Parfois assimilée à un TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif), la syllogomanie est aujourd'hui traitée comme une maladie à part entière. Dans certains cas, la victime se trouve dans l'incapacité totale de jeter des objets. Parfois encore, le désordre dans l'habitat résulte d'un problème d'achat et d'entassement compulsifs. Plus rarement, ces deux troubles se cumulent et ajoutent de la complexité à la maladie.

Comment soigner la syllogomanie ?

Soigner la syllogomanie

Ce trouble psychologique rare peut entraîner de graves conséquences. L'encombrement des pièces de vie génère une certaine insalubrité : si l'individu n'est pas pris en charge, il continuera à accumuler. Des odeurs très désagréables émanent du logement et, parfois, l'inspection un peu plus approfondie entraîne d'étonnantes découvertes. Ainsi, lorsque la maladie traîne, le logement devient insalubre et parfois même infesté par des nuisibles.

Lorsque le malade est prêt à se faire soigner, une première consultation en psychiatrie est nécessaire. Elle servira à établir le degré d'atteinte et à envisager, en conséquence, le traitement le mieux adapté. Dans certains cas, on peut prévoir une thérapie cognitivo-comportementale (TCC): ce processus, long de plus de 6 mois, inclut des visites à domicile et se révèle souvent efficace. Parfois, des thérapies de groupe montrent également leur pertinence.

En effet, en compagnie de personnes souffrant de la même pathologie, il est plus facile de s'ouvrir et d'accepter la maladie pour mieux la soigner.Dans la grande majorité des cas, le syllogomane est dans un déni total de sa maladie. Il refuse toute aide extérieure, se renferme sur lui-même et interdit à tout individu de venir essayer de mettre de l'ordre à l'intérieur du logement. Ainsi, la première étape pour délivrer la victime du syndrome de Diogène est de tout mettre en oeuvre pour stimuler une prise de conscience. En le mettant devant le fait accompli, en montrant la quantité d'objets achetés et entassés de façon compulsive, il est possible de lui faire réaliser, progressivement, la nécessité d'un changement. Cette étape, très complexe, nécessite l'intervention de proches et de professionnels (médecins, psychologues).

Vider une habitation pour en finir avec la syllogomanie

Pièce redevenue habitable
Pièce redevenue habitable

Naturellement, la prise en charge psychiatrique est indissociable d'un traitement médicamenteux. Concrètement, le syllogomane souffre de problèmes de confiance, de troubles obsessionnels compulsifs ou de dépression. Parallèlement, un travail important sur la motivation et la confiance en soi est nécessaire. Parfois, les victimes du syndrome de Diogène sont complètement désemparées face à leur accumulation et leur entassement compulsif.

Si la victime de syllogomanie est souvent découragée face à son habitat complètement encombré, c'est également le cas des proches, totalement démunis à l'idée de devoir faire un débarras de maison dans un tel contexte. Finalement, pour réussir à vider la maison, le recours à une entreprise spécialisée se révèle indispensable. Les objectifs de cette étape faisant partie intégrale du traitement du syndrome de Diogène sont multiples.

Dans un premier temps, il faut faire le vide pour reconstituer un lieu de vie dans lequel l'individu se sent totalement à son aise. Le but est d'encourager le malade à lutter contre ses troubles pour conserver ce logement dans lequel il doit bien se sentir. Par la suite, plusieurs heures de nettoyage pourront être nécessaires. Malheureusement, l'encombrement entraîne l'apparition de moisissures, de poussières et de saleté en général. Toutes ces traces doivent être éliminées, parfois avec des produits d'entretien très forts et avec beaucoup d'énergie !

Si vous constatez que certains meubles sont vraiment trop usés, remplacez-les. Dans l'idéal, le syllogomane participe autant que possible au nettoyage de sa maison. S'il ne peut définitivement pas le faire seul, on l'invite à jeter symboliquement certains objets. Il faut lui faire comprendre qu'il est possible de se séparer d'une chose sans pour autant ressentir un manque ou une tristesse. Si les proches ont la possibilité d'aider le malade dans le désencombrement partiel de l'habitat, il faudra, pour le gros du travail, contacter une entreprise de débarras.

L'intervention d'une entreprise pour désencombrer une maison

Entassement compulsif - Syllogomanie
2 jours de travail pour vider une pièce

A l'intérieur du logement d'un syllogomane, il est impossible, pour les proches, de faire tout le tri : cette opération, à la fois longue et complexe, nécessite l'intervention de professionnels habitués à ce genre de travail. La société « Art-Emis » est en mesure de vider une maison en réalisant un tri sélectif extrêmement consciencieux. De plus, dans un souci de solidarité, l'entreprise donne les objets réutilisables à des associations caritatives. Les produits de valeur seront vendus et indemnisés auprès du client.

Notre société propose trois sortes de débarras : dans un premier temps, le débarras indemnisé permet à l'individu de gagner de l'argent, puisque les objets récupérés valent plus cher que la prestation. Dans d'autres cas, le débarras peut être gratuit, si les valeurs récupérables couvrent le service. Enfin, si le travail réalisé est plus important, la prestation sera facturée.

Dans tous les cas, les professionnels interviennent dans le respect total de l'habitation et utilisent du matériel adapté. Avant même de commencer le travail, ils réalisent un devis gratuit. Ce dernier est préparé selon le volume à débarrasser et les valeurs récupérables. Une liste complète de tous les objets est réalisée, ce qui permet au client de connaître les détails de la prestation. Le tarif du débarras varie selon la zone géographique d'intervention, la salubrité du lieu à vider et l'accessibilité de l'habitation. Le tarif établi en fonction de ces différents facteurs prend en compte la main d'oeuvre, les déplacements, la déchetterie et, si nécessaire, la location de bennes.

Puisque vider une habitation en cas de syllogomanie est complexe, notre entreprise est à votre écoute.

Conseils pour éviter les rechutes du syndrome de Diogène

Suivi psychologique

Comme toute pathologie psychologique, la syllogomanie entraîne d'importants risques de rechute. En effet, une fois le débarras effectué, les problèmes de récidive sont fréquents, notamment lorsque l'individu est encore jugé fragile. Ainsi, si le malade vit seul, il faudra trouver une ou plusieurs personne(s) pour aller le voir régulièrement, l'aider à faire un peu de rangement si nécessaire et, surtout, s'assurer que tous les objets présents à l'intérieur du domicile sont bien nécessaires – et ne relèvent pas de l'achat compulsif. Dès que la personne atteinte du syndrome de Diogène recommence à accumuler, il faut l'alerter et l'encourager à consulter au plus vite.

Même si l'individu semble guéri, il est préférable de mettre en place un suivi psychologique, après avoir vidé la maison. Dans son nouvel habitat, il pourra se sentir moins protégé et avoir besoin d'un soutien médical. La plupart du temps, des antidépresseurs et calmants continuent d'être prescrits une fois la maison en ordre. Pour aider le malade à éviter toute rechute, il est important de faire tout ce qui est possible pour qu'il se sente bien chez lui : décoration, rangement, nettoyage, etc. Toutes les idées sont bonnes pour donner envie à la personne de prendre soin de son habitat, la motiver et lui redonner toute sa confiance.

Pour finir, certaines conséquences de l'accumulation compulsive sont encore perceptibles après le débarras. Dans les cas les plus graves, des nuisibles se sont installés dans les pièces du logement. Ces insectes et animaux sont à supprimer de toute urgence, pour éviter la dégradation de la maison. Ainsi, n'hésitez pas à appeler des entreprises compétentes pour éradiquer définitivement les blattes et autres souris du logement.

Vidéo complémentaire sur la syllogomanie

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