05
Janvier

Écologie : 7 fausses bonnes idées à bannir dès aujourd’hui !

Posté dans Environnement
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Plusieurs fausses idées freinent la progression d'un mode de vie plus vert
Plusieurs fausses idées freinent la progression d'un
mode de vie plus vert

De plus en plus de Français se montrent soucieux des problématiques liées à l’écologie, ce qui constitue une première avancée dans l’optique d’accélérer la transition énergétique ou, du moins, de limiter les effets du réchauffement climatique et de réduire notre empreinte carbone. Cependant, pensant bien faire, certaines personnes adoptent des réflexes qui, dans la réalité, ne profitent pas du tout à la planète. Zoom sur ces quelques « fausses bonnes idées » assez répandues, sur lesquelles il devient indispensable de faire le point !

1.    Nettoyer sa maison avec des lingettes biologiques

Brosses, chiffons et autres torchons sont plus écolo que des lingettes estampillées bio
Brosses, chiffons et autres torchons sont plus écolo
que des lingettes estampillées bio

Les industriels sont particulièrement doués pour nous faire croire que nous consommons responsable, même quand ça n’est pas du tout le cas. L’exemple des « lingettes biologiques » illustre parfaitement cette vérité : certes, elle peut être constituée de matières issues de l’agriculture biologique, avoir une composition plutôt propre (sans parfums de synthèse ou parabens, par exemple). Mais dans tous les cas, c’est un produit jetable qui vient alourdir le poids de vos déchets. Il reste donc toujours préférable d’utiliser des torchons, des chiffons ou encore des éponges pour le ménage.

2.    Bannir complètement la viande de son alimentation

On peut être écolo et manger de la viande sans problème
On peut être écolo et manger de la viande sans
problème

Certaines personnes, certaines que l’élevage pollue plus que les transports, arrêtent définitivement de manger tout produit à base de viande, et intègrent d’autres formes de protéines à leurs habitudes. Bien évidemment, si chacun reste libre de se nourrir comme il le souhaite, il ne faut pas croire tous les propos – parfois bien transformés – des autres. On affirme volontiers que notre consommation de viande serait responsable de 25 à 50 % des émissions de CO2 à échelle mondiale : des chiffres complètement fous ! En réalité, selon les données officielles du World Ressource Institute, l’élevage rejette 5,1 % des gaz à effet de serre présents dans notre atmosphère (contre plus de 10 % pour le transport routier, par exemple). Alors s’il peut être pertinent de réduire ses apports pour varier son alimentation et privilégier des solutions avec moins d’impact sur la planète, inutile de supprimer totalement la viande du menu si elle vous procure du plaisir !

3.    Considérer le lave-vaisselle comme plus écologique

Le lave-vaisselle a ses atouts et ses limites
Le lave-vaisselle a ses atouts et ses limites

On répète souvent qu’il est préférable de nettoyer sa vaisselle à la machine plutôt qu’à la main, parce que cela permet définitivement de consommer moins d’eau. Ici, il est important de nuancer les propos : ils sont vrais si vous optez pour un appareil peu énergivore, qui n'utilise pas trop d’eau et pas trop d’électricité, et si vous enclenchez le programme « éco » sans rinçage préalable à la main. N’oubliez pas, également, que certains produits spécifiquement destinés au lave-vaisselle restent particulièrement polluants : privilégiez ceux qui portent un label « vert ».

4.    Oublier les produits d’entretien verts, « trop chers »

Beaucoup de personnes ne regardent même pas ce qui existe en matière de produits de nettoyage écologiques, parce qu’elles sont simplement persuadées qu’il s’agit de solutions hors budget. Dans les faits, il est possible de prendre soin de sa maison sans nuire à la planète et sans vider son portefeuille ! Les bases des mélanges que l’on peut préparer soi-même, comme le vinaigre blanc, le citron, le bicarbonate de soude ou encore le savon de Marseille sont souvent moins chères que les produits capables de tout nettoyer, cumulant un nombre incroyable de substances chimiques dans leur composition. De plus, vous pouvez par exemple acheter un liquide vaisselle plus vert, qui vous coûtera un peu plus à la caisse, et simplement faire attention à réduire votre consommation.

5.    Parfumer son intérieur avec de l’encens ou du papier d’Arménie

Encens, bougie, papier d'Arménie - tous ces produits sont potentiellement néfastes
Encens, bougie, papier d'Arménie - tous ces produits
sont potentiellement néfastes

Tout le monde, désormais, est plus ou moins informé des dangers des désodorisants pour l’atmosphère, qui se contentent de masquer les odeurs et d’ajouter dans l’air une longue liste de produits chimiques, potentiellement allergènes ou néfastes pour la santé. Fuyant ces alternatives, beaucoup de personnes se tournent vers des solutions qu’elles croient beaucoup plus naturelles : l’encens et le papier d’Arménie. Ces derniers dégagent aussi des substances nocives au moment de la combustion, à l’image du benzène et du formaldéhyde. À bannir pour un intérieur sain !

6.    Acheter du coton pour s’habiller

Pas si bio, le coton !
Pas si bio, le coton !

Par rapport aux matières synthétiques comme le polyester, le coton peut se vanter d’avoir une image très « naturelle » : beaucoup le portent en considérant que c’est une manière plus responsable de s’habiller. Dans les faits, il faut bien noter que la culture du coton, partout dans le monde, nécessite l’usage de nombreux insecticides – mais aussi de quantités importantes d’eau. Si l’on opte pour le « coton bio », de plus en plus présent dans nos enseignes, on évite les pesticides, mais on conserve le côté gourmand en eau… Le lin, par exemple, reste une alternative plus écolo si vous souhaitez vous habiller sans égratigner votre conscience.

7.    Abandonner l’alimentation biologique, elle aussi trop onéreuse

Manger bio et pas cher, cela s'apprend
Manger bio et pas cher, cela s'apprend

Les produits issus de l’agriculture biologique sont réputés plus chers : il est vrai que dans les hypermarchés, les tarifs pratiqués sur les fruits et légumes labellisés sont généralement supérieurs, sans compter que beaucoup de produits comme les conserves, les plats cuisinés ou encore les céréales reviennent plus cher quand on opte pour le bio.

Cependant, il est tout à fait possible d’avoir une assiette éco-responsable moins chère. Pour cela, il ne faut pas chercher les mêmes produits que ceux que l’on prend habituellement en version « bio », mais modifier son mode de vie et réduire autant que possible les produits transformés, ceux qui pèsent réellement sur la facture, tout en limitant aussi les emballages, représentant un surcoût inutile.

Si vous achetez uniquement des produits basiques comme les farines, les laits, les œufs, les fruits et légumes, les viandes et si vous faites attention à votre budget, vous ne payerez pas plus cher qu’en consommant seulement les préparations industrielles ultra-transformées classiques comme les sucreries, les plats à réchauffer au micro-ondes ou les biscuits.

De nombreux clichés ou fausses bonnes idées freinent encore les familles dans leur passage à un quotidien plus responsable… Toutefois, en prenant le temps de s’informer et en étant curieux sur les alternatives existantes, vous pouvez réduire votre empreinte carbone sans vous ruiner et sans vous compliquer la vie !